Marcellin, Migne, P. L. 51, p
surnaturel, miraculeux, mais on a cru, parce que d'autres miracles confirmaient en divers lieux le premier miracle, on a cru, parce qu'une révélation particulière, dépourvue en ellemême de certitude pour d'autres que pour Lucien, a été vérifiée par une découverte que tout le monde pouvait constater. C'est la raison définitive donnée déjà par saint Augustin. « Ce ne peut être que la vérité qui a été révélée à celui qui a montré les choses. Le lieu a été d'abord indiqué par des miracles et comme il a été révélé, ainsi on a trouvé^. » Ces paroles magistrales tranchent la question.
L'invention des reliques de saint Etienne à une époque de foi, mais aussi de doute et de critique, de compétitions acharnées et de controverses interminables, acceptée par tous les partis et toutes les Eglises, nous paraît donc un des faits les plus certains de l'histoire 2.
On a cependant élevé une difficulté au sujet du rôle de Gamaliel. D'après le Talmud, il est mort dans le Judaïsme, on lui attribue même une Bénédiction contre les hérétiques et les