D'autres manuscrits ont vingt et vingt-six pas
4. Tobler, pp. 103, 105 et 127. La porte du nord regardait le couchant, car c'était là qu'aboutissait la route romaine venant de Joppé par Dios-
Une tradition si bien établie ne pouvait disparaître, un sanctuaire si précieux ne pouvait être complètement négligé. Aussitôt que leurs modestes ressources le leur permirent, les chrétiens de Jérusalem eurent à cœur de conserver au moins le souvenir du martyre. Une chapelle fut élevée sur les ruines de la basilique. Je crois en voir la mention dès le IX® siècle, dans une sorte d^inventaire des établissements chrétiens de Jérusalem et des environs, le commemoratorium de casis Dei (vers 808 ap. J.-C).
« A saint Etienne, au lieu de sa sépulture, se trouvent deux clercs et quinze lépreux*. »
Il est du moins certain qu'une petite église ou oratoire se trouvait au nord au moment du siège de Jérusalem par les croisés : nous avons sur ce point les témoignages d'Albert d'Aix, de Raymond d'Aguilers, de Guillaume de Tyr, de Robert le Moine, des Gesta Francorum, de Robert de Nogent. Tous ces chroniqueurs placent le camp du comte de Flandre et de Robert de Normandie au nord près de l'église de Saint- Etienne, au lieu où il a été lapidé. Souvent, pendant le siège, on abandonnait les armes pour recourir à la prière : avant l'assaut, une procession solennelle se déroula le long des murs : elle fît une station à l'église de Saint-Etienne '.
C'est aussi de là que partit le signal de la victoire . On comprit que la ville ne pouvait être prise que du côté du nord : pendant la nuit qui précéda la dernière attaque, les autres chefs croisés transportèrent toutes leurs macliines vers le
polis et remontant par Bethoron et Gabaon. Elle est bien conDiie par ritinéraire de sainte Paule, et on peut la suivre encore presquu sans interruption.