‹ Saint Etienne et son sanctuaire à JérusalemChapitre 4 sur 61 · AU LECTEUR VII · texte numérisé non relu

AU LECTEUR VII

la guerre avait passé par là, ne laissant que des cendres derrière elle. Une paix relative avait permis de purifier un peu de cette terre profanée et d'y relever quelques pans de murs sans faste, mais non sans gloire, puisqu'ils avaient pour mission de raviver et de continuer de si grands souvenirs.

Depuis lors, plus rien qui réveille Tattention. Les siècles font leur œuvre ordinaire d'effondrement et d'émiettement. Ce qu'ils respectent n'a rien de noble ou de gracieux : partout la même vulgaire insignifiance de ces décombres dont l'Orient moderne est semé. Il faut venir jusqu'à nos jours pour que cette poussière se ranime et que le sol germe à nouveau sa floraison de marbre et de pierre.

Encore a-t-elle quelque chose de chétif qui ferait peine, si l'avenir ne promettait de lui donner sa plénitude d'épanouissement et de splendeur : à quoi veulent contribuer les pages que nous invitons le lecteur à parcourir avec nous.

Ce qu'elles racontent en effet, c'est l'histoire de ces ruines, justement chères à notre piété, puisqu'elles ont, au temps de leur splendeur, abrité la tombe d'Etienne, le premier des martyrs. Le sol où leurs fondements s'appuient a bu le sang de l'héroïque archidiacre; on y a, plus tard, élevé son autel, où dix siècles ont apporté leurs hommages avec une fidélité justifiée par d'éclatantes faveurs. Aujourd'hui, les fils de saint Dominique font appel à la charité de tous ceux qui croient en

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