SOMMAIRE DE L’HISTOIRE D’ESPAGNE
ragon ; Éléonore, sœur de ce dernier prince, épousa Jean [°, roi de Castille, et leur fils, Ferdinand de Castille, devint roi d'Aragon en 1412; c’est de lui que descendait Ferdinand le Catholique qui, par son mariage avec Isabelle de Castille, établit définitivement l’unité de la monarchie espagnole. Ferdinand le Catholique, roi d'Aragon, était donc, en réalité, de la maison de Castille *.
Cependant Ramire II et le nouveau roi de Navarre, Garcie IV, avaient sollicité l’appui d’Alphonse VIII de Castille contre les Almoravides, et ce prince le leur avait prêté, mais en exigeant d’eux qu'ils lui rendissent hommage comme à leur suzerain; se regardant désormais comme le maître suprême de la péninsule, il se fit couronner à Léon empereur d’Espagne par l’archevêque de Tolède (1135).
Bientôt après, une nouvelle secte musulmane,
celle des Almohades, qui reconnaissait pour fon-
1. Ilest à remarquer d’ailleurs que la maïson de Castille, en Castille aussi bien qu’en Aragon, n’était plus qu’une maison bâtarde, depuis l’avènement au trône (1368) du fils naturel d’Alphonse XI de Castille, Henri IL de Transtamare, père de Jean Ier, trisaïeul de Ferdinand le Catholique et aussi d'Isabelle, femme de ce dernier.
dateur Mohammed al-Mahadi, entreprit de renverser l'empire des Almoravides; après s'être emparée de Fez en 1146, elle fit passer en Espagne trente mille hommes, qui soumirent Algésiras, Tarifa et Xérès (1146), Cordoue (1148), Alméria et Grenade (1157). Cette dernière année vit aussi la mort d’Alphonse VIIT; ce prince laissait deux fils, et la règle du partage fut de nouveau appliquée : l’ainé, Sanche IIT, eut la Castille, et le second, Ferdinand II, le Léon.
Sanche III mourut au bout d’un an de règne, après avoir institué (1158) l’ordre religieux et militaire de Calatrava, dont les membres devaient faire vœu de poursuivre sans trêve la lutte contre les Maures. Il laissait le trône à un fils de trois ans, Alphonse IX, surnommé plus tard le Bon et le Noble; Ferdinand IT exerça la régence pendant la minorité de son neveu. Un fait de haute importance signala la fin de cette minorité : en 1169, cinquante communes de Castille obtinrent le droit d’être représentées par leurs anciens dans l'assemblée nationale des Cortès, où ne siégeaient jusqu'alors que les évêques et les nobles; leurs députés, toutefois, n’y eurent que
voix consultative. En 1170, Alphonse IX épousa
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