‹ Saint Ferdinand IIIChapitre 18 sur 64 · LC OT PA SAT LP · texte numérisé non relu

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= FERDINAND, ROI DE CASTILLE

manifesta spontanément en faveur du jeune roi : les grands levèrent une armée et, sans attendre

les ordres de Ferdinand, coururent au-devant

d’Alphonse, le rejetèrent hors des frontières de

la Castille, pénétrèrent eux-mêmes dans le Léon

et s’enfermèrent dans Salamanque, dont Al-

à phonse fut contraint de faire le siège. Au même

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moment, Alvaro, terrassé par une maladie soudaine, mourait en témoignant un profond repentir de son infâme conduite !; le roi de Léon, qui se voyait privé de son concours, alors que ce

concours lui eût été le plus nécessaire, offrit aux

sujets de son fils une paix qui fut acceptée. Quant

à Ferdinand et à Gonzalès de Lara, poussant la révolte jusqu'aux dernières limites, ils se rendirent auprès de l’émir de Maroc, dans le but de l’engager à tenter une expédition contre l’Espagne; mais Ferdinand succomba presque aussitôt son arrivée, et Gonzalès ne réussit pas à se faire écouter. Loin d’être découragé par tant

d'échecs successifs, ce dernier eut l’audace de

1. Bérengère eut, dit-on, la générosité de pourvoir aux frais de ses funérailles, car il était mort dans le plus com-

É plet' dénuement.

rentrer en Castille, et de ravager les terres de

Bérengère ; finalement il se retira chez les Maures de l’Andalousie, et il y mourut.

Enfin débarrassé de tous ses adversaires, Ferdinand accorda une amnistie générale et s’appliqua avec zèle à réparer les maux causés par de si longs désordres. Bérengère songeait à marier son fils, afin d'assurer un héritier à la couronne, et plus encore afin de prémunir le 4 corps et l’âme du jeune prince contre le double péril de l’âge et de la situation; l'esprit de piété de Ferdinand, son dessein bien arrêté de persévérer dans la voie de la pureté des mœurs, ne suflisaient pas à donner à cette mère prudente une pleine confiance dans l’avenir. Son choix, l’on ignore par suite de quelles circonstances, se porta sur Béatrix de Souabe (Hohenstaufen), fille de Philippe, qui avait été reconnu empereur d'Allemagne par Innocent III en 1207, et qui était mort l’année suivante.

Une ambassade, ayant à sa tête Maurice, évêque de Burgos, fut adressée au roi des Romains Fré-

déric [1!, cousin germain de la princesse, pour

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