Op. citat., pp. 74 et suiv
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? à | fois le plus contraires, n’ont plus pour vous
que des égards et des respects. Ce sont donc
vos amis que vous attaquez; n'est-ce pas comM=
battre contre vous-même? Si je voulais user de représailles, ÿ a-t-il une puissance qui soit aussi à portée de vous inquiéter, que celle que
le Tout-Puissant m’a confiée? Mais à Dieu ne
plaise : vous êtes mon seigneur et mon père,
ce nom me fera toujours oublier vis-à-vis de vous que je suis un roi injustement attaqué, et ne me permettra pas d’autres sentiments que ceux qui sont renfermés dans la protestation que je fais d’être disposé à souffrir tout de votre part, jusqu'à ce que Dieu veuille bien vous donner pour moi un cœur et des sentiments
paternels. »
Touché sans doute par tant de noblesse de
cœur et tant de respect filial, Alphonse renonça
à son projet, et Ferdinand put se consacrer tout
entier à l'administration de son royaume. Sa
mère Bérengère et l’archevèque Rodrigue, son
chancelier, étaient ses conseillers et ses inspira=
teurs ; on bénissait l’heureux discernement avec
lequel il savait choisir les gouverneurs des pro-
vinces et des villes; il veillait à ce que partout et
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