Op. citat., p
La PTE
Fr heyés de son vivant. HA at Alphonse X la fit
poursuivre et y travailla lui-même; il la publia sous le nom d’E! Setenario ; elle est plus connue sous celui de Las siete partidas (les Sept Parties).
Cet ouvrage n’est pas seulement une collec-
tion de lois, c’est encore une série de traités
sur la législation, la religion, la morale. C’est une composition philosophique, quise propose de convaincre non moins que de commander.
Le royal auteur nous rappelle le législateur de
Platon, parfois les Capitulaires où Charle-
magne prêche à ses durs Germains la morale
évangélique‘. » Nous lui trouvons, quant à nous, une analogie assez marquée avec les Pandectes de Justinien.
Le même esprit de justice qui animait saint Ferdinand dans ses rapports avec ses sujets, présidait aussi à ses relations avec les gouvernements étrangers et aux actes de sa politique extérieure. Il apportait d’ailleurs le soin le plus constant à éviter tout sujet de différend avec les
princes chrétiens, afin de réserver toutes ses
1. Democror, Histoire des littératures étrangères considérées dans leurs rapports avec le développement de la littérature française, Italie-Espagne, Paris, Hachette, 1880.
.sÈ je 7 + an à prise En 2 ressources en a a et en argent à la guerre de délivrance à laquelle il entendait vouer sa vie ; et si, malgré ses efforts, une difficulté quelconque lui était suscitée par un autre souverain, il l’apaisait aussitôt par des concessions qui ne présentaient toutefois jamais rien d’excessif; ce fut ainsi qu’en 1225 il régla par des satisfactions pécuniaires un litige qui était pendant entre sa cour et celle de Jaime [*”, roi d'Aragon. A plus
forte raison observa-t-il une neutralité absolue à l'égard des querelles des gouvernements étrangers entre eux ou des embarras de leur politique intérieure; on le vit même refuser à la reine régente de France, sa tante, les secours que cette princesse lui demanda lors des soulèvements qui troublèrent la minorité de saint Louis.
Les Chroniques nous fournissent peu de renseignements sur les pratiques de piété de Ferdinand, mais elles insistent davantage sur le res-
pect du saint roi à l'égard de la religion et de