‹ Saint Ferdinand IIIChapitre 24 sur 64 · Unius edentulæ vetulæ, porte la Chronique · texte numérisé non relu

Unius edentulæ vetulæ, porte la Chronique

des Maures. » Il convient aussi d’observer qu’augmenter les revenus des évêchés, comme le faisait Ferdinand, c'était alors le plus sûr moyen de promouvoir ou de faciliter lesinstitutions charitables, et, de fait, les évêques tenaient à honneur d'employer leurs ressources au soulagement des misérables; les hôpitaux, notamment, se multiplièrent sous le règne du saint roi.

Ferdinand étendit sa protection et ses faveurs aux monastères; l’on conserve encore les chartes d'établissement qu’il conféra aux deux ordres naissants de saint François et desaint Dominique!. Il déploya les plus grands efforts pour étouffer dans son royaume l’hérésie des Manichéens, qui commençait à s’y répandre : il faisait marquer au front d’un fer chaud, dit Odoric Raynald ?, ceux qui étaient infectés de cette peste; il condamnait les hérétiques au supplice du feu, ajoute Luc de Tuy, et on le vit parfois apporter lui-même du bois au bücher. « Je ne sais », dit le P. de Ligny*,

« comment j'ose exposer ce trait aux yeux d’un

1. Celle accordée aux Frères Prêcheurs date de 1228. 2. Ad ann. 1236. Ex Regesto Gregor. IX, lib. 10, Ep.

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