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de ratifier les clauses du traité, que les infantes acceptèrent aussi. Peu après, le frère et les deux sœurs se rencontrèrent à Benavente, et une affec-
TR SAINT FERDINAND Ill.
tion profonde, que rien ne troubla jamais, s’établit entre eux.
Néanmoins il fallut encore deux ans au nouveau roi pour achever de pacifier le Léon. Il crut, et à bon droit, nécessaire de sévir contre ceux des nobles qui s’étaient révoltés contre son père et qui étaient, pour la plupart, demeurés impunis malgré la fermeté d’Alphonse : il les bannit à perpétuité du royaume. Mais, en même temps, il rendait aux villes plusieurs privilèges qui leur avaient été enlevés sous les règnes précédents, diminuait les impôts, améliorait la législation, réformait l’administration de la justice, comme il l'avait fait en Castille, et visitait chacune des principales villes, pour s'assurer que le bon ordre y régnait, que l'équité y était respectée et y reposait sur des fondements solides.
Tout en demeurant parfaitement fidèle aux promesses qu'il avait faites touchant l'avenir politique du Léon, il voulut, pour le bien de l'Espagne chrétienne, rendre incommutable et définitive l’union entre les mains d’un même monarque des deux royaumes de Castille et de Léon : à cet effet, il posa comme une règle fon-
damentale de la constitution des deux pays que