NOUVELLES CONQUÊTES
goire IX, qui prescrivaient aux princes chrétiens d'Espagne de consacrer toutes leurs ressources et toute leur activité à délivrer la péninsule de la domination du Croissant : son devoir de chrétien, non moins que l'intérêt de ses États, lui dictait donc une réponse négative; il la fit avec tous les ménagements dus au caractère sacré du souverain Pontife, mais néanmoins avec la fermeté d'un prince dont les desseins, longuement médités dans un esprit d’exacte justice, demeurent invariables. Ici, nous demandons, une fois encore, la permission de citer le P. de Ligny, qui donne de la correspondance de Ferdinand avec le Pape une analyse aussi élégante que fidèle : « On a les lettres que le saint « roi écrivit alors à Grégoire IX. Elles sont « pleines de vénération, de dévouement et de « reconnaissance pour l'Église et pour son « chef. Dieu qui sonde les cœurs et les reins lui
«est témoin, dit-il, qu’il ne désire rien tant que
« la prospérité de celui qu'il appelle le Vicaire
« de Dieu, parce qu’en effet il nous tient ici-bas « sa place, et l’exaltation du Siège apostolique « qui distribue par toute la terre, avec autant
de sagesse que d’abondance, la céleste nourri-