‹ Saint Ferdinand IIIChapitre 50 sur 64 · RATES EE RTS TEA · texte numérisé non relu

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la religion chrétienne. Tout étant prêt enfin, le roi sortit pour assister à cette manœuvre décisive : c'était le 3 mai, jour où l’Église célèbre la fête de l’Invention de la sainte Croix; heureux de cette coïncidence, Ferdinand ordonna que l’on brodât en toute hâte des croix surles pavillons et sur les flammes des deux vaisseaux ; puis il donna le signal du départ. Un vent impétueux s’éleva et poussa avec force les deux navires contre le pont; le premier brisa le bateau contre lequel il vint donner, le second s’ouvrit un passage; il ne restait plus qu'a détacher les chaînes qui reliaient les bateaux entre eux; de hardis matelots s’acquittèrent de cette tâche sous une grêle de traits lancés des deux rives du fleuve, et les bateaux s’en allèrent à la dérive. Pendant ce temps, Ferdinand lui-même se précipitait, ainsi que son fils Alphonse, sur les Maures qui s'étaient répandus sur la grève, et il les forçait à rentrer en désordre dans la ville.

Bientôt après, il tenta aussi en personne de

donner l'assaut à la forteresse de Triana; mais

il fut repoussé. Ses fils Alphonse, Frédéric et

Henri entreprirent alors un siège selon toutes

les règles : ils firent creuser des galeries cou-

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SIÈGE ET PRISE DE SÉVILLE

vertes, afin de s'approcher des remparts de cette citadelle et d’en saper les fondations; ils battirent en brèche ses murailles au moyen de béliers # et d’autres puissantes machines; en même temps, la flotte de Raymond Boniface, qui s'était augmentée d’un nombre considérable de galères et de barques bien armées, interceptait toute communication entre la ville et le château; ce- nn lui-ci finit par tomber sous les coups des assail- 4 lants. Le fort de Gulès fut emporté également, 20 et Séville se trouva dans une situation déses- è pérée. | “4 Cette cité de quatre cent mille habitants était .. maintenant en proie à toutes les horreurs de la famine, et le peuple, « qui n’a plus de frein lorsqu'il n’a plus de pain ! », demandait à grands cris qu’on traitât avec le roi de Castille. 53 L'énergie des chefs faiblissait elle-même, et plusieurs d’entre eux faisaient parvenir à Ferdinand des propositions de capitulation, qu’ils prétendaïent émaner du gouverneur général, mais : dont ils étaient en réalité les seuls auteurs. Ils |

lui offrirent notamment de lui livrer la citadelle

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