‹ Saint François d'Assise (1182-1226) (volume 2)Chapitre 121 sur 347 · Œuvres de saint François d'Assise, p. I, ép. i et H · texte numérisé non relu

Œuvres de saint François d'Assise, p. I, ép. i et H

musulman du Maroc; et, confiant le gouvernement de son Ordre à Pierre Cattani, il partit avec Bernard de Quintavalle et quelques autres Frères. Ce voyage ne fut qu'une série continuelle de miracles, de succès apostoliques et de fondations de couvents, avec mille incidents divers dont nous relaterons les principaux.

A Terni, dans les États pontificaux, l'évèque, après avoir ;entendu prêcher le saint, monta en chaire et dit au peuple : « Le Seigneur a souvent éclairé son Église par des docteurs et des [savants; aujourd'hui il vous envoie ce François d'Assise, homme pauvre, sans lettres, à l'air méprisable, afin de vous édifier par ses paroles et par ses exemples. Moins il est savant, 'plus on voit éclater en lui la puissance de Dieu, qui choisit ce qui est insensé selon le monde pour confondre la sagesse humaine. » Le compliment eût paru étrange à tout autre ; François en fut ravi ; il alla se jeter aux genoux du prélat, lui baisa la main et lui dit : <* Merci d'avoir si sagement distingué le précieux d'avec le vil, le digne d'avec l'indigne, le saint d'avec le pécheur, en rapportant, comme il convient, toute gloire à Dieu seul et non à moi, qui ne suis qu'un homme chétif et misérable. > L'évèque, encore plus charmé de son humilité que de sa prédication, l'embrassa tendrement (1).

Dans cette même ville de Terni, François opéra plusieurs miracles dont voici le plus éclatant. On lui apporta un jeune homme qui venait d'être écrasé par la chute d'une muraille; François se mit en

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