‹ Saint François d'Assise (1182-1226) (volume 2)Chapitre 123 sur 347 · Waddixg, ad annum 1220. — 2. Th. dkCelano, Vita secundo · texte numérisé non relu

Waddixg, ad annum 1220. — 2. Th. dkCelano, Vita secundo

p. 111, C, LXXXV.

pays inconnu, il y a mille dangers à courir. Un trait choisi entre cent nous dira comment Dieu les en préservait. François et le Frère Léon venaient de pénétrer dans la Lombardie transpadane. La nuit les surprit dans un passage très dangereux, entre de profonds marécages et les rives escarpées du Pô. « Mon Père, s'écria Frère Léon effrayé, priez Dieu qu'il nous délivre de ce péril. » François lui répondit avec le calme qu'inspirent la foi et la confiance en Dieu : « Mon fils, Dieu peut, si cela plaît à sa bonté, nous donner de la lumière pour dissiper les ténèbres de la nuit. » A peine avait-il parlé, qu'ils se virent environnés d'une vive lumière qui les guida le long du sentier, pendant que partout ailleurs l'obscurité devenait fort épaisse, et les accompagna jusqu'au lieu où ils devaient loger. En reconnaissance de ce miracle, François établit en cet endroit un couvent de Frères-Mineurs, auquel il donna le nom de « couvent du Saint-Feu il). »

Nous n'avons aucun document précis sur une si longue excursion. Certains monuments de l'époque nous autorisent pourtant à croire, avec Wadding, que le saint évangélisa sur sa route Cairo, Cortemiglia, Asti, Moncalieri, Turin et Suse, dans le Piémont. Ayant franchi les Alpes, probablement au col du mont Genèvre, il traversa les villes de Gap, Avignon. Lunel, et les pays récemment soumis à la domination de Simon de Montfort, pénétra par la Navarre dans le royaume d'Espagne, et se rendit à la cour d'Alphonse IX, père de la reine Blanche de Castille.

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