‹ Saint François d'Assise (1182-1226) (volume 2)Chapitre 125 sur 347 · CHAPITRE VIII. 1C · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. 1C

toutes les richesses de la terre! 11 ne révoqua cet ordre que par déférence pour les consuls, qui lui représentèrent que supprimer ce logement, ce serait porter atteinte aux devoirs les plus impérieux de l'hospitalité (1).

A ces difficultés d'intérieur succédèrent des préoccupations plus graves encore, causées par les événements du dehors. L'institution franciscaine traversait en ce moment une crise que toutes les bonnes œuvres sont condamnées à subira leur berceau. Plus elle était florissante et bénie des peuples, plus elle avait le don d'exciter la malveillance de certains esprits jaloux, surtout en Allemagne ; déjà le vent delà persécution soufflait contre elle. D'ailleurs, il lui manquait une dernière consécration, l'approbation définitive et solennelle des Souverains Pontifes. Pour toutes ces raisons, François se rendit à Rome.

Les événements contemporains allaient donner du poids à sa démarche. C'était l'heure où le pape Innocent III ouvrait ce quatrième concile de Latran, qui devait si bien couronner son glorieux pontificat et contribuer si puissamment à l'extinction des hérésies, à la réformation des mœurs et au recouvrement de la Terre-Sainte.

Le Saint partit pour Rome avec le Frère Masseo. A moitié chemin, les deux pèlerins s'arrêtèrent aux portes d'une ville pour goûter un peu de repos et prendre leur modeste réfection. Ils allèrent s'asseoir sous un grand arbre dont les rameaux touffus ombrageaient une fontaine, et déposèrent sur une

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