Th. de Celano, Vita secunda, p. I, c. xu
sainte, et les spectacles que nos yeux contempleront sont dignes de l'admiration des Anges (1).
1 . C'est à l'année 1216 que , contrairement à l'opinion de Wadding et des auteurs du xv* siècle, la critique moderne reporte la concession du Grand-Pardon d'Assise. Nous nous rallions à ce sentiment, qui s'appuie sur des faits inattaquables : la déposition formelle d'un contemporain du Frère Léon, François de Fabriano, qui assure avoir lu la lettre de Théobald, évéque d'Assise (Vie de saint Bonaventure, par le P. Benoit Bonelli de Cavalesio, p. 63 : « Anno D. 1216 », etc.); l'élection d'Honorius III à Pérouse, le 18 juillet 1216; son séjour au palais de Latran, à partir du 2 janvier 1217 ; et surtout la présence de Pierre Cattani à l'entrevue de Rome. Il ressort donc de l'étude comparée des textes et des événements que cette indulgence fut ratifiée par le pape à Pérouse entre la mi-juillet et la fin d'août de l'année 1216, et que le jour en fut déterminé à Rome dans le courant du mois de janvier 1217. Consulter les Acta S S., 4 octobre, Analecta, p. III, §g 1 et 2; Papini, Hist. critiq. de saint Fr.; — et le P. Pamphile de Magliano, Saint François et les Franciscains, t. I, c. xn.