‹ Saint François d'Assise (1182-1226) (volume 2)Chapitre 139 sur 347 · Janvier 4217. Conrad indique le mois, sans fixer l'année · texte numérisé non relu

Janvier 4217. Conrad indique le mois, sans fixer l'année

avec Jésus-Christ, que de te laisser prendiv aux perfides caresses du serpent ! » A peine a-t-il accompli cet acte héroïque que toute la nature se transforme autour de lui. Une lumière éblouissante l'environne; les épines rougies de son sang se couvrent à l'instant de roses blanches et rouges, symbole de sa pureté et de sa charité. Les Anges du Ciel jettent sur ses épaules déchirées une tunique plus blanche que la neige, des plus riches parmi celles qui se tissent dans les ateliers du ciel ; puis, d'une voix suave, près de laquelle pâliraient les plus harmonieux concerts de ce monde, ils l'invitent à les suivre : « François, hâte-toi d'aller à l'église ; le Sauveur des hommes t'y attend avec sa bienheureuse Mère. » François se penche pour cueillir vingt-quatre de ces roses apportées des jardins du ciel, douze blanches et autant de rouges, et se rend à la chapelle par un chemin qui lui semble couvert de tapis soyeux.

Jésus était là, comme dans la première apparition, sur un trône de lumière, avec la Reine du ciel à sa droite et une escorte d'anges. François, après une profonde adoration, déposa les roses sur l'autel et les offrit à Notre-Seigneur par les mains de la Vierge Immaculée. « François, lui dit le Fils de Dieu, pourquoi ne rends-tu pas à ma Mère le tribut d'hommages que tu lui as promis? » François, comprenant qu'il s'agissait des âmes que devait sanctifier la grande indulgence de la Portioncule, lui répondit avec l'accent d'une confiance toute filiale : « 0 Dieu trois fois saint, souverain Maître du ciel et de la terre et Sauveur du genre humain, daignez, dans votre infinie miséricorde et pour l'amour de votre glorieuse Mère,

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