‹ Saint François d'Assise (1182-1226) (volume 2)Chapitre 141 sur 347 · Peut-être en souvenir du jour de la première apparition · texte numérisé non relu

Peut-être en souvenir du jour de la première apparition

évêques d'Assise, de Pérouse, de Todi, de Foligno, de Nocera, de Spolète et de Gubbio, de la promulguer solennellement en la fête de saint Pierre aux Liens. François alla lui-même porter les lettres pontificales à leurs destinataires.

Au jour indiqué, les sept prélats, ayant à leurs côtés le bienheureux Patriarche, montèrent sur une estrade dressée à la porte du sanctuaire. Une foule immense, haletante et recueillie, couvrait la plaine. Le saint, après avoir rappelé l'origine et l'excellence de la faveur divine qu'il avait reçue, déplia un parchemin et lut ces paroles : « Je veux vous faire aller tous en paradis. Je vous annonce une indulgence plénière que j'ai obtenue de la bonté céleste et de la bouche même du Souverain Pontife. Vous tous qui êtes venus ici le cœur contrit, confessés et absous par un prêtre, vous aurez la pleine rémission de la peine due à vos péchés ; et il en sera de même tous les ans, à perpétuité, pour tous ceux qui se présenteront dans les mêmes dispositions. Je souhaitais que cela durât huit jours ; mais je n'ai pu l'obtenir. » En entendant ce mot « à perpétuité », les évêques s'émurent, et ils convinrent entre eux de réduire à dix ans la susdite indulgence. Don Guido prit le premier la parole, mais il ne put s'empêcher de prononcer « à perpétuité » . La même chose arriva aux six autres prélats, qui reconnurent à ce trait la miséricordieuse volonté de Dieu. « Des témoins dignes de foi, Pierre Cattani, le Frère Léon et le patricien Pierre Zelfano d'Assise, attestèrent l'authenticité de ces faits. Les Frères Oddo d'Aquasparta et Marin déclarèrent également les avoir appris de la bouche du Frère

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