Wadding, t. I, p
plissait toute la vallée de Spolète et y produisait des fruits de vie.
Il est bon de remarquer ici qu'autant le saint fondateur était ami de la simplicité, autant il était ennemi de l'exagération. Ayant appris que plusieurs de ses disciples se livraient à des mortifications immodérées, il ordonna d'apporter en présence du cardinal tous les instruments de pénitence. Le nombre des cottes de mailles et des ceintures de fer dépassa cinq cents. François interdit ces sortes de macérations comme préjudiciables aux travaux du ministère apostolique.
Le renouvellement de l'esprit religieux, l'accroissement de la ferveur et la conquête de nouveaux disciples ne furent pas les seuls résultats du Chapitre des Nattes (1). On y dressa trois statuts fort importants, qui fixèrent les glorieuses destinées de l'Ordre. Les voici :
1° « On fera une mention expresse des saints apôtres Pierre et Paul dans les oraisons : Protège nos Domine et Exaudi wosZ)et<s(2).i>Parcette prière liturgique, François ne resserrait pas seulement les liens qui rattachaient l'Ordre dès sa naissance à l'Église romaine, mère et maîtresse de toutes les Églises ; il inaugurait encore parmi ses enfants cette dévotion au Pape, qui devait être, et demeure toujours le trait distinctif de sa triple famille.
2° « On ne recevra ni couvent, ni église qui ne
1. Ce fut à ce Chapitre que François accorda aux Provinciaux le pouvoir d'admettre les novices à la profession religieuse. (Voir les Trois compagnons, c. xvi.)