‹ Saint François d'Assise (1182-1226) (volume 2)Chapitre 178 sur 347 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

l'école de théologie, il la ferma, et il défendit formellement au Provincial de la rouvrir sans sa permission (1).

Le lendemain, ayant dit adieu à son ami saint Dominique, il reprit le chemin d'Assise, pour y présider le Chapitre général. Ici se termine, à proprement parler, la vie apostolique du saint Patriarche ; il ne sortira guère plus du couvent, à cause de ses nombreuses infirmités ; et les quelques années qu'il lui reste encore à passer dans l'exil de ce monde, seront partagées entre la contemplation, les besoins de son Ordre et la douleur. Or, il nous semble que nous ne pouvons mieux clore le récit de ses prédications, qu'en plaçant sous les yeux de nos lecteurs l'histoire naïve du loup de Gubbio, histoire véridique qui dépeint au naturel les mœurs de l'époque et la bonté compatissante du saint thaumaturge (2).

Gubbio, petite ville de l'Ombrie, située au nord d'Assise, sur la rampe escarpée des Apennins, à l'entrée des gorges rocheuses du mont Calvo, Gubbio tremblait devant un loup dont la taille, aussi bien que la férocité, était monstrueuse. Il ne s'attaquait pas seulement aux animaux ; il dévorait aussi les enfants et les hommes. Les habitants étaient dans la consternation, et les plus hardis n'osaient plus s'aventurer sans armes en dehors des murs de la ville. Le Saint , touché de compassion , résolut d'aller

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