‹ Saint François d'Assise (1182-1226) (volume 2)Chapitre 205 sur 347 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

famille franciscaine avait, comme un autre Moïse, le visage rayonnant de lumière.

Il revint à Notre-Dame -des- Anges, pour proposer la nouvelle règle à ses Frères. « Je n'y ai rien mis de moi-même, leur déclara-t-il ; je n'ai fait que l'écrire sous la dictée du Très-Haut (1). » Ils l'acceptèrent d'une voix unanime, et le pape Honorius III, l'ayant reçue des mains de François , l'approuva solennellement par une bulle datée de Rome, le 29 novembre 1223 (2). Notre-Seigneur fit connaître à sainte Brigitte l'origine toute céleste de cette Règle : « Elle n'a point été composée par l'esprit de l'homme, lui dit-il, mais par Dieu même. Elle ne contient pas un mot qui ne lui ait été inspiré par mon Esprit, et François l'a donnée sans y ajouter un iota. » — <* Elle porte en elle-même le témoignage irrécusable de la très sainte et adorable Trinité, dit le pape Nicolas III dans son exposition de la Règle. Elle est descendue du Père des lumières, elle a été enseignée aux Apôtres par les exemples et par la doctrine du Fils, et le Saint-Esprit l'a inspirée au Bienheureux François. ■»

Il ressort de ces témoignages autorisés que la Règle séraphique est le fruit d'une inspiration céleste. Le saint Patriarche renouvelle dans son testament la même affirmation, et plus d'une fois, dans les trois dernières années de sa vie, il se servit de ce motif pour exhorter ses frères à porter avec amour les chaînes volontaires qu'ils s'étaient imposées. « Notre-

1. Boxa vent., c. iv. — Cf. Légende des trois cornpagiions, c. xvi : « Christo docente. »

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