‹ Saint François d'Assise (1182-1226) (volume 2)Chapitre 239 sur 347 · Thomas de Celano, Vita prima, p. I, c. x.xix · texte numérisé non relu

Thomas de Celano, Vita prima, p. I, c. x.xix

dans l'esprit humain, comme il l'écrit dans le ciel avec les étoiles (1)? »

Ainsi, notre Saint, prêtant l'oreille aux secrètes harmonies du globe, était attentif à les faire remonter jusqu'à la source de toute harmonie et de toute beauté. C'est là un des côtés les plus touchants de son caractère ; tous les historiens l'ont saisi, et ils n'ont pas manqué de célébrer dans François d'Assise le grand amant de la nature. Rien de plus juste ; mais nous ne devons pas oublier qu'il n'a été tel que parce qu'il s'est d'abord montré l'un des plus fervents adorateurs de Dieu.

Cette charité si parfaite qui voyait Dieu en tout, cette charité si forte et si constante qui rapportait tout à Dieu, s'alliait en François à la piété la plus tendre et la plus simple. Avec quels sentiments de dévotion il parlait des mystères de l'Incarnation et de la naissance du Sauveur! Avec quelle allégresse il en saluait chaque année le retour! Les Frères lui demandaient un jour si l'on faisait bien de manger de la viande le jour de Noël, quand cette fête tombait un vendredi. « Assurément, dit-il, je souhaiterais même que les princes et les grands de la terre fissent jeter des viandes et du froment dans les campagnes et sur les voies publiques, afin que les oiseaux et les bêtes des champs prissent leur part d'une si grande fêle. » C'est saint François qui a popularisé, peutêtre même inauguré en Italie, la dévotion à la Crèche. C'était en 1223. Étant à Rome, il avait obtenu du Souverain Pontife l'autorisation d'aller célébrer à Greccio la naissance du Sauveur, de convoquer ses

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