‹ Saint François d'Assise (1182-1226) (volume 2)Chapitre 263 sur 347 · BONAVENT., C. VIII · texte numérisé non relu

BONAVENT., C. VIII

en tout point, et le jeune homme, étant entré dans l'Ordre des Frères-Mineurs, y mourut en odeur de sainteté. François, après l'avoir béni, continua sa route, en portant les gentilles tourterelles jusqu'au monastère de Ravacciano, sous les murs de Sienne. Arrivé au couvent, il enfonça son bâton en terre. Le lendemain matin, le bâton était devenu un grand et gros chêne vert, à la stupéfaction des Frères et des Siennois; et François y posait les chères petites tourterelles, en leur commandant d'y faire leur nid et d'y demeurer en paix. Elles obéirent, et s'apprivoisèrent si bien avec les Religieux, qu'elles venaient familièrement manger dans leurs mains. Le chêne miraculeux de saint François subsistait encore au commencement du dix-huitième siècle.

Il y avait auprès du couvent de Fonte Colombo, un nid d'alouettes huppées dont la mère venait chaque jour visiter saint François, pour recevoir de sa main la pâture nécessaire à ses petits. Quand ils eurent des ailes, elle lui amena toute sa couvée. François remarqua que la plus forte des petites alouettes becquetait les autres et s'emparait de leur portion. Il en ressentit de la peine, et gourmandant la coupable : « Insatiable et cruelle, lui dit-il, tu mourras misérablement, et les animaux les plus avides ne voudront point goûter de ta chair. * Quelques jours après, en effet, elle se noya dans un vase où l'on mettait à boire. On la jeta aux chats et aux chiens pour voir s'ils la mangeraient; pas un n'y toucha.

Prêchant dans le village de Laviano, et ne pouvant se faire entendre à cause des hirondelles qui avaient

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