Léon XIII, Encycl. Auspicato
t. Bonave.nt., c. xiv ; — Wadding, t. II, p. 95-96.
lumière inaccoutumée, et se doutant de quelque prodige surnaturel, ils étaient instinctivement accourus du côté de l'apparition. Quand François descendit de ce nouveau Calvaire, ils crurent voir en lui un crucifix vivant ; et l'entourant avec cet enthousiasme qui distingue le peuple italien, ils vénérèrent ses plaies sacrées, et baisèrent ses mains baignées d'un sang miraculeux.
Dans un petit village près d'Arezzo, le simple attouchement de ses mains guérit subitement un enfant qui était hydropique depuis quatre années. A Monte Acuto, il laissa en souvenir au pieux comte Albert sa pauvre robe, la première sans doute qui ait été teinte du sang des stigmates. Cette pieuse relique passa en la possession des grands-ducs de Toscane. A Monte Casale, on vint lui dire qu'un de ses Religieux était tourmenté d'un mal violent, que les uns prenaient pour Tépilepsie, et les autres pour une possession diabolique. Le séraphique Père eut pitié de lui : il lui envoya une bouchée du pain qu'on lui servait, et le malade fut instantanément et radicalement guéri. A Città di Castello, il guérit d'un signe de croix un enfant que rongeait un ulcère. Une rose vermeille tint la place du chancre, comme un témoignage irréfragable de cette cure miraculeuse. Le Frère Léon, son compagnon de voyage, assure que durant tout le trajet de l'Alverne au couvent de la Portioncule, on vit au-dessus de la tête du bienheureux Père une croix lumineuse, plus brillante que l'or. Au milieu de tous ces prodiges, saint François, vivant plus au ciel que sur la terre, demeurait insen-