‹ Saint François d'Assise (1182-1226) (volume 2)Chapitre 295 sur 347 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

frappé de mort subite (1). Ainsi s'accomplissait non seulement la prédiction du Saint, mais encore cette promesse de l'Évangile : « Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète, recevra la récompense des prophètes (2). »

C'est probablement dans cette période de sa vie que l'infatigable apôtre, passant par Bagnorea en Toscane, guérit miraculeusement un enfant de quatre ans, dont on n'attendait plus que le dernier soupir. Sans espoir du côté des hommes, les parents du petit malade, Jean de Fidenza et Maria Ritelii, tous deux illustres par leur noblesse et plus encore par leur piété, tournèrent un regard plein de foi vers le ciel, ils eurent recours aux mérites et à l'intercession de ce François d'Assise que toute l'Italie invoquait déjà comme un Saint, et Dona Maria fit vœu de donner son petit Jean, s'il revenait à la santé, à l'Ordre des Frères-Mineurs. Notre Saint, touché des larmes de la mère, se mit en prière et lui rendit son fils parfaitement guéri.

Saint Bonaventure rappelle lui-même ce miracle dans la préface de sa Légende. « Je craindrais, écritil, d'être taxé d'ingratitude, si je ne faisais connaître la vie et les vertus de celui qui m'a arraché dans mon enfance aux portes de la mort. » A la vue du charme angélique répandu sur le visage de l'enfant et des hautes destinées que Dieu lui réservait dans l'Église, François s'écria comme s'il eût trouvé le trésor qu'il cherchait : « 0 buona ventura! 0 la bonne rencontre! » Buonaventura, Bonaventure, ce sera le

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