‹ Saint François d'Assise (1182-1226) (volume 2)Chapitre 315 sur 347 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

tecte le plus renommé de cette époque, Jacques Lallemand, poussa les travaux avec une incroyable activité. On ne peut se le dissimuler, l'entreprise était gigantesque. « La Colline du Paradis » n'était qu'une masse de roches plus ou moins irrégulières, adossées aux remparts, à l'extrémité occidentale de la ville. Il fallut arracher du sol une montagne énorme, pour poser dans cette crypte le tombeau de saint François. Sur les sommets granitiques de la colline, nivelés avec art, Jacques l'Allemand assit solidement une église qui renferme autant de merveilles que de pierres.

Dès le printemps de l'année 1230. le Ministre général, qui était toujours Jean Parent (1), après avoir rendu compte à Grégoire IX de l'état des travaux et avoir pris ses ordres, écrivit à tous les Frères-Mineurs et à tous les princes chrétiens, pour leur annoncer que la translation du corps de saint François, de l'église Saint-Georges dans la nouvelle basilique, aurait lieu le 25 mai de la même année, et qu'il ouvrirait le même jour le Chapitre général. Le Pape, ne pouvant assister à cette fête, soit à cause de son grand âge il était presque centenaire!, soit à cause de la gravité des événements politiques, députa trois légats pour déposer en son nom, sur le tombeau du glorieux Patriarche, une croix d'or enrichie de pierres précieuses et contenant une parcelle de la vraie Croix, des vases sacrés en or et en argent, un retable d'autel en or, rehaussé de perles et de pierreries, des ornements sacerdotaux d'une grande richesse, et

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