‹ Saint François d'Assise (1182-1226) (volume 2)Chapitre 52 sur 347 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

C'est ainsi que François acheva l'année 1207, dans le travail, la prière et le dénùment le plus absolu. Après avoir accompli sa tâche à Saint-Damien , il entreprit de réparer deux autres sanctuaires, situés comme le premier aux portes d'Assise. L'un était dédié à saint Pierre; et notre Bienheureux, qui avait une dévotion très tendre pour le prince des Apôtres, voulut ouvrir l'année 1208 par la restauration de cet édifice, restauration qui ne lui demanda que fort peu de temps, grâce aux abondantes aumônes de ses concitoyens. L'autre était une chapelle fort pauvre et très ancienne. Bâtie l'an 352 par de saints ermites venus de la Palestine, successivement occupée, à partir de l'année 516, par les moines du Mont-Cassin, de Cluny, de Giteaux, on Pavait tour à tour nommée Sainte-Marie de Josaphat, à cause d'une précieuse relique du sépulcre de la sainte Vierge ; puis la Porr tioncule, parce qu'elle s'élevait sur une parcelle de terrain qui appartenait aux Bénédictins du mont Soubase; enfin, Notre-Dame-des-Anges, en raison des apparitions célestes dont elle était fréquemment le théâtre. Lieu de pèlerinage autrefois célèbre, mais pour le moment abandonné, elle tombait en ruine, et ses murailles délabrées servaient de refuge aux pâtres et aux troupeaux dans la mauvaise saison. Notre saint déploya toutes les ressources de son zèle pour arracher à l'oubli des peuples et aux outrages du temps un sanctuaire si vénérable. Avant la fin de l'année 1208, il l'avait rendu à son culte séculaire, et Pavait rétabli dans sa primitive splendeur (1).

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