‹ Saint François d'Assise (1182-1226) (volume 2)Chapitre 85 sur 347 · Th. de Celano, Vita secunda, p. III, c. n · texte numérisé non relu

Th. de Celano, Vita secunda, p. III, c. n

lOi SAINT FRANÇOIS D'ASSISE.

lions, dont la plus célèbre est sans contredit celle de Jean Parent (1).

C'était un savant jurisconsulte, le premier magistral de Citta-Castellana, un homme d'un mérite supérieur à qui l'on avait décerné le titre de citoyen romain . Un soir qu'il se promenait aux environs de Citta-Castellana, il vit un pâtre qui s'efforçait de faire entrer un troupeau de porcs dans leur étable, et qui, tout en colère de ne pouvoir réussir, se mit à crier, en les poussant avec la pointe de son bâton : « Allons donc, pourceaux! Entrez dans votre étable comme les juges entrent en enfer! » Et les animaux obéirent à l'instant. L'insolente apostrophe du porcher, que lui avait sans doute suggérée le souvenir d'anciens démêlés avec la justice, fut le moyen dont la Providence se servit pour toucher le cœur du savant magistrat. Il revint tout pensif, méditant sur la lourde responsabilité des charges publiques et sur les dangers du monde; il ne tarda pas à se démettre de sa charge, et vint se retirer à Florence. Dieu, qui le voulait tout à lui, lui ménagea une entrevue avec saint François, qu'il admira, qu'il aima, et dont il résolut d'imiter la vie pénitente. Son fils unique reçut la même vocation. Tous deux, ayant donc distribué leurs biens en œuvres pies, revêtirent avec joie l'habit des Frères- Mineurs. Ainsi commençait à s'accomplir la prophétie du saint: « Dans peu de temps, beaucoup de nobles et de savants viendront se joindre à vous, pour prêcher devant les rois et devant les peuples. »

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