‹ Saint François d'Assise (1182-1226)Chapitre 23 sur 189 · CHAPITRE Il · texte numérisé non relu

CHAPITRE Il

prit, en présence d'un sacrifice si héroïque, que Dieu conduisait ce jeune homme par des voies extraordinaires ; il l'assura de son dévouement et de sa protection, et lui promit une large part dans ses affections.

On apporta le manteau d'un pauvre paysan qui était au service de l'évêque; François l'accepta avec reconnaissance, y traça une croix blanche avec du mortier, et s’éloigna,

En présence de l'évêque d'Assise, François renonce à l'héritage paternel. (D'après Giotto.)

dépouillé de tout, le plus pauvre, mais aussi le plus joyeux des hommes, heureux de n'avoir d'autre bien que Dieu, de n attendre rien que de Dieu, de ne rien recevoir que pour l'amour de Dieu (1)! « Oh! la belle banqueroute que fait aujourd'hui ce marchand! O homme digne d'être écrit dans le livre des pauvres évangéliques et de vivre dorénavant sur les fonds de la Providence (2)! »

C'était au mois d'avril 1207. François avait alors vingt-

(1) Tres socii, c. vi; et Boxav., c. 11.

(2) Bossuer.

cinq ans (1) : vingt-cinq ans, c'est-à-dire l'âge où l'homme prend possession de lui-même, l'âge des courageuses résolutions et des sacrifices irrévocables!

(4) Benxano DE Besse, de Laudibus B. Fr., Ms. de Turin; Journatx DE Giaxo, Chronique, p. 2; et VixcenT DE Beauvais, Miroir historique.

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La cordelière de saint François et le vol du cygne. (Château de Blois.)

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