‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 106 sur 260 · BONAV., c. XII · texte numérisé non relu

BONAV., c. XII

fontaines pour étancher votre soif, les montagnes et les vallées pour vous servir de refuge, les arbres pour y poser vos nids; et il veille sur votre petite famille. Ah ! puisque votre Créateur vous aime tant, gardez-vous bien, mes petits frères, de vous montrer jamais ingrats; appliquez-vous, au contraire, à faire sans cesse monter vers lui le tribut de vos louanges. » Pendant qu’il leur adressait ce gracieux discours, les oiseaux allongeaient le cou, battaient des ailes, inclinaient la tête jusqu’à terre, pour montrer l'extrême plaisir qu'ils prenaient à l'entendre. De son côté, le serviteur de Dieu passait familièrement au milieu d'eux, admirant leur nombre et leur variété, et les caressant des franges de sa robe. Enfin il leur donna sa bénédiction, et sur un signe de sa main, tous s’envolèrent vers les quatre parties du monde, en faisant retentir l’air de leurs chants harmonieux. Quand il eut rejoint ses frères, plein de cette belle simplicité qui est l'apanage des âmes pures, il s’accusa de négligence devant eux pour n'avoir pas prêché jusqu'à ce jour à ses frères les oiseaux, qui écoutaient avec tant de respect la parole de Dieu (1). Ce prodige n'était qu'un prélude à des miracles plus éclatants qui allaient apposer au bas de sa mission apostolique, en caractères visibles pour tous, la signature de l'arbitre suprême des vocations.

Page 1