XII PRÉFACE
dateur » et publie en 1263 un volume qui est plutôt l’œuvre d'un pacificateur (1); — Bernard de Besse, secrétaire du Docteur séraphique (2); — Salimbéné, ardent adversaire du Frère Elie (3); maître Henri (probablement Henri de Pise), auteur d'un poëme dédié à Grégoire IX et faussement attribué à l'anglais Jean de Kent (4); — et le Speculum perfectionis (Paris 1898), ouvrage anonyme, d'une attachante originalité, et dont Paul Sabatier revendique la paternité, mais sans preuves décisives jusqu'ici, pour un seul des compagnons du Poverello, le confident le plus intime, le Frère Léon. Tous appartiennent au xirr siècle et à l’institut franciscain.
En dehors de l'Ordre et dans le même siècle, plusieurs voix autorisées nous parlent du Poverello d'Assise. Citons entre autres Jacques de Vitry(His-
1. Vita S. Fr. : Rome, éd.L. Amoni, 1880. — C’est de cette légende que saint Thomas d'Aquin disait : « Laissons un saint écrire la vie d'un saint. » — On avait accusé le Chapitre général de Paris (1266), présidé par saint Bonaventure, d’avoir ordonné la destruction de toutes les légendes relatives à saint François, sauf celles du Docteur séraphique. Le R. P. Van Ortroy démontre péremptoirement, dans les Analecta Bollandiana (t. XVIII, fasc. II, p- 175), que le saint Docteur et le Chapitre n'ont nullement eu l'intention de tarir les sources d'informations pour l'histoire du Séraphin d'Assise. Le décret dont il est question ne vise queles Légendes du chœur; il adopte exclusivement la Legenda minor de saint Bonaventure et proscrit les autres. — Voir Etudes Franciscaines, février 1900, P. 146.
2. De laudibus S. Fr. et sociorum ejus : ms. Turin, Bibl. nat. (Vita de S. Fr. à S. Bonav., p. 95) et Paris, Bibl. nat., Lar. 12.707.