TH. DE CELANO, Vita secunda, p. III, c. LXXHHI
nous glorifier en quoi que ce soit, si ce n'est dans la croix de Jésus et dans la fidélité au service de Dieu (1)! » C'est au milieu de ces actes héroïques et de ces profonds enseignements que s'achève l’année 1212.
Au mois de janvier de l’année suivante, la fièvre reprit le saint Patriarche. Elle épuisa ses forces; et sa santé, déjà compromise par les austérités et par les travaux apostoliques, fut si profondément altérée, qu'il ne fit plus guère jusqu'à sa mort que traîner une vie languissante. On ne saurait dire avec quelle sérénité d'âme il accepta cette nouvelle épreuve, bénissant « sa petite sœur la souffrance », comme il l’appelait, et affirmant que l’ardeur de la fièvre était mille fois préférable au feu des tentations de la chair. Sa seule peine était de ne pouvoir travailler efficacement au salut des âmes. Mais la charité des serviteurs de Dieu, vaste comme le monde, sait prendre toutes les formes. Ne pouvant prêcher, François se sentit inspiré d'écrire. De son lit de douleur il envoya à tous les enfants de l'Église deux circulaires qui sont une pressante exhortation à servir Dieu fidèlement. Il termine la seconde par un tableau saisissant de la mort de l'impie qui a prospéré sur la terre. « Malheur à ceux qui ne font pas pénitence et qui suivent les désirs de la nature corrompue! Ils courent sciemment à leur perte.
Ouvrez donc enfin les yeux, Ôô pécheurs,