‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 116 sur 260 · Chronique des vingt-quatre généraux · texte numérisé non relu

Chronique des vingt-quatre généraux

2. Office propre du diocèse de Montpellier, et Auréole séraphique, 24 mai.

doublé, et les vertus religieuses en honneur parmi eux. Cependant, un nuage vint assombrir ce beau ciel : François, ayant remarqué, à côté du monastère de Notre-Dame des Anges, un nouveau bâtiment que Pierre de Catane avait fait élever en son absence, fut vivement peiné de cette infraction à la sainte pauvreté. En vain lui assura-t-on que cette maison était uniquement affectée au service des étrangers, religieux et autres, qu'attirait la célébration du Chapitre général. « Mon Frère, dit-il d'un ton sévère à Pierre de Catane, ce couvent est la règle et le modèle des autres. Je veux que les étrangers, aussi bien que les Frères, souffrent des incommodités de la pauvreté, afin qu'ils puissent dire ailleurs combien on vit pauvrement à Notre-Dame des Anges. » Et montant lui-même sur le toit, il se mit en demeure de démolir l'édifice : tant il était persuadé que la pauvreté est le diamant de la vie religieuse, un diamant dont le monde n'apprécie pas la valeur, mais dont l'éclat efface aux yeux de Dieu toutes les richesses de la terre! Il ne s'arrêta que par déférence pour les consuls, qui lui représentèrent que ce logement appartenait à la cité, et que le supprimer, ce serait porter atteinte aux droits de la commune non moins qu'aux devoirs les plus impérieux de l’hospitalité (1).

A ces difficultés d'intérieur succédèrent des

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