LÉON XIII, Encyclique Auspicato, du 17 septembre
du christianisme, favorisa ce mouvement. De même qu’on appartenait à une famille par le sang, à une corporation par le service auquel on s'était voué, à un peuple par le sol, à l'Église par le baptême, on voulut appartenir par un dévouement de choix à l'une des glorieuses milices qui servaient Jésus-Christ dans les sueurs de la parole et de la pénitence. On revétait les livrées de saint Dominique ou de saint François; on se greffait sur l’un de ces deux troncs pour vivre de leur sève, tout en conservant encore sa propre nature; on fréquentait leurs églises, on participait à leurs prières, on les assistait dans son amitié, on suivait d'aussi près que possible la trace de leurs vertus. On ne croyait plus qu’il fallût fuir du monde pour s'élever à l'imitation des saints ;{toute chambre pouvait devenir une cellule, et toute maison une | Thébaïde (1). »
Le Tiers-Ordre séraphique venait de "rl et déjà la voix du peuple, se faisant l’écho de la: voix du Vicaire de Jésus-Christ, proclamait que: Q c'était l'œuvre du Très-Haut. Il fut, en effet, le: fruit le plus suave du zèle de saint François, et il est peu d'institutions qui offrent plus d'in-, térêt.
Il se propagea avec la rapidité de la flathine qui dévore une forêt. Il franchit les montagnes et les mers, s'étendit jusqu'aux extrémités de l'empire chinois, et contribua puissamment à la