Discours du 4 octobre
gémissantes tourterelles qui accouraient, dociles à son appel, se poser familièrement dans ses mains. Mon admiration ne fit que croître avec l’âge, et lorsque je me destinai au sanctuaire, saluant dans saint François l'ami des petits et des faibles, le défenseur des opprimés, le consolateur de ceux qui souffrent, le héraut de l'Évangile, l'apôtre intrépide qui, les pieds nus et posés sur les remparts chancelants de la patrie, cherchait à la sauver, je le pris pour modèle. Aujourd’hui que les clameurs et les sarcasmes de la libre-pensée retentissent à mes oreilles, je ne dédis point mes premières bénédictions et n'ai point honte d’appartenir au Tiers-Ordre. Tout au contraire, je m'en fais gloire; car je vois que ses membres m'invitent à prendre mon vol — avec une plus ferme assurance de la protection divine — vers tout ce qui est grand, vers tout ce qui est beau et avanta- -geux à mes contemporains. À vec Volta et Galilée, je puis traiter des sciences expérimentales; avec Christophe Colomb, courir à la recherche: des rivages inconnus; avec Raymond Lulle,* . aborder les plus hautes sphères de la philoso-| phie; avec Cimabué et Giotto, Michel-Ange et Raphaël, manier l'ébauchoir et le pinceau; avec | le Dante (1), cultiver la poésie et célébrer A pasteur admirable dont la vie se chanterait mieux parmi les gloires du ciel. » Ù Le cardinal Alimonda nous découvre ici, en