‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 159 sur 260 · C. xIL · texte numérisé non relu

C. xIL

vant Dieu. Puis, s'étant mis à table avec ses convives, il fut frappé de mort subite (1). Mais la mort le trouvait prêt. Sa charité lui avait mérité cette grâce, précieuse entre toutes, et la promesse de l'Évangile s'était réalisée à la lettre:

« Celui qui reçoit un prophète en cette qualité recevra la récompense due à l'envoyé de Dieu. »

Prédictions ou miracles, ces faveurs surnaturelles produisaient, dans le royaume de Naples comme ailleurs, une double effet corrélatif: l’attachement des populations à la personne du thaumaturge, et le désir de garder près d'elles quelques-uns de ses disciples. C'est ainsi que Gaëte, Capoue, Amalfi, Montella, Lecce, Bari et vingt autres villes remuées par sa parole voulurent avoir des maisons de son Ordre. Il fit droit à leur requête, persuadé qu'étendre sa famille spirituelle, c'était travailler de la manière la plus efficace à la réforme des mœurs et au relèvement de sa patrie.

Son excursion dans le midi de la Péninsule avait duré de six à sept mois. Dans le même temps, les ouvriers évangéliques qu’il avait dispersés sur la surface de l’Europe fécondaient de leurs travaux et de leurs sueurs le sol qui leur avait été assigné.

C'était Jean Parenti en Espagne, Zacharie en Portugal, Césaire en Allemagne. Le 10 septembre 1224, Ange de Pise, diacre, premier Gardien du couvent de Paris, débarquaïit à Dou-

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