‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 161 sur 260 · I. TH. DE CELANO, Vita secunda, p. III, c. cxxxvI · texte numérisé non relu

I. TH. DE CELANO, Vita secunda, p. III, c. cxxxvI

contre un homme convaincu, comme François, du côté providentiel de sa mission ? Il retourna à son rocher et y dicta une seconde fois sa Règle. Néanmoins, la conduite d'Élie et la prévision des défections de l'avenir le rendaient anxieux. Ce fut, croyons-nous, à cette occasion que le Fils de Dieu lui adressa les reproches mélés de consolations dont parle Thomas de Célano dans sa Seconde légende (1) : « Fils de Pierre Bernardone, pourquoi te troubler ainsi? Ne sais-tu pas que je suis avant toi le fondateur et le père de l'institut dont je t'ai établi le pasteur ? C'est moi qui l'ai posé dans l'Eglise, c'est moi qui l'y maintiendrai. Les tempêtes le secoueront, mais sans jamais pouvoir l'abattre. »

En descendant de la montagne, le législateur de la famille franciscaine avait, comme un autre Moise, le front rayonnant de lumière.

Il revint à Notre-Dame des Anges, pour proposer la nouvelle Règle à ses Frères. «Je n'y ai rien mis de moi-même, leur déclarat-il, je n'ai fait que l'écrire sous la dictée du Très- Haut (2). » Ils l’acceptèrent d’une voix unanime, et le pape Honorius IL, layant reçue des mains de François, la consacra de son autorité suprême et en inséra le texte mtégralement dans sa bulle d'approbation, datée de Rome, le 29 novembre 1223, et qui fait loi dans

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