‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 162 sur 260 · I. Vita secunda, p. III, c. xciv · texte numérisé non relu

I. Vita secunda, p. III, c. xciv

2. BoNAVv., c. iv. — Cf. Tres socii, c. xvI : « Christo docente. »

l'Ordre (1). Les souverains pontifes, d'Honorius ITI à Pie X, se sont plu à faire l'éloge de cette législation si profonde dans sa simplicité; et Nicolas III va jusqu'à déclarer, dans l'exposition qu'il en fait, que « c'est l'Esprit- Saint lui-même qui l'a suggérée au bienheureux François ».

Au regard des uns et des autres, elle paraît être le fruit d’une inspiration céleste. Le saint Patriarche renouvelle dans son testament la même affirmation ; et plus d’une fois, dans les trois dernières années de sa vie, il se servit de ce motif pour exhorterses Frères à porter avec amour les chaînes volontaires qu'ils s'étaient imposées. « Béni soit le religieux qui s'attache à la Règle ! Car elle est le livre de vie, l'espérance du salut, la moelle de l'Évangile, le chemin de la perfection, la clef du paradis, le nœud d'une alliance éternelle. Portez-la dans votre cœur, tous, toujours, partout; et que rien ne vous en sépare, ni la vie, ni la mort. Alors, elle sera le plus éloquent mémorial des serments de votre profession et votre meilleure consolation dans les jours mauvais de votre pèlerinage terrestre (2). » En prononçant ces paroles, ajoute le biographe qui les rapporte, le ton du Patriarche d'Assise était si pénétrant, qu'un de

1. Bulle Solet annuere. — La règle de 1209 ne nous est pas parvenue. Celle de 1221 et l'original de la bulle d'Honorius III font partie des manuscrits précieux du Sagro- Convento.

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