‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 165 sur 260 · TH. DE CELANO, Vita prima, p. 1, c. XXVII · texte numérisé non relu

TH. DE CELANO, Vita prima, p. 1, c. XXVII

Cette intimité tournait au profit spirituel de l'un et de l’autre. Le cardinal attestait luimême que quelles que fussent ses angoisses d'esprit, elles se dissipaient en présence du Saint. Aussi l’aimait-il tendrement, et quand ils étaient seuls, c'était le prince de | Église qui baisait la main du diacre (1). Étendant son estime à tous les enfants du saint Patriarche, il se plaisait non seulement à favoriser l’extension de leur institut, mais encore à visiter leurs monastères et à partager leur vie pénitente.

« Que de fois ne l’a-t-on pas vu déposer les insignes de sa dignité, revêtir la robe de bure des religieux, suivre pieds nus leurs exercices et leur parler de Dieu! De son côté, François avait pour lui tous les sentiments de la plus vive piété filiale, et il se reposait sur lui de toutes les sollicitudes temporelles comme l’enfant se repose en paix sur le sein de sa mère (2). »

Ayant su par révélation que ce vieillard monterait un jour sur le trône pontifical, il redoubla de respect et de vénération pour lui. En tête des lettres qu'il lui écrivait, il avait coutume de mettre: « Au seigneur Hugolin, chef et pasteur suprême de l'Église universelle (3).» Un jour, averti que le cardinal venait lui rendre visite, il s'enfuit et se cacha dans l'épaisseur d'un bois. Le prélat, ayant fini par découvrir le

I. TH. DE CELANO, p. Il, c. v; et Tres socii, c. xvi. 2. Id., ibid., Vita prima, p. IL, c. v.

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