‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 193 sur 260 · TH. DE CELANO, Vita prima, c. xx1; et BONAV., C v · texte numérisé non relu

TH. DE CELANO, Vita prima, c. xx1; et BONAV., C v

E4 SAINT PRHANÇOIS D'ASSISE

le terme dont il usait habituellement pour désigner son pauvre corps). Dans ces perplexrtés, ik fit venir un de ses Frères, « bomme de bon conseil », et lui exposa la cause de son tourment. « Père, lui dit le relrgieux, vetre corps s'est-il montré constamment docile et soumis aux ordres de l’esprn? — Oui, répondit François, je lui dois ce témoignage qu'il s’est porté avec allégresse et promptitude au-devant de toutes les fatigues, sans jamais s’épargner, sans reculer devant aucun péril. Lui et moi nous avons toujours travaillé de concert pour kl& cause de Dieu, sans que notre entente ait jemais été troublée. — Alors, répartit le religieux, je fais appel à votre esprit de prudence et de discrétion. N'est-il pas contraire à l'équité qu'entre deux amis, l’un reçorve tout, sans rien donner à l’autre? Et ne craindriez-vous pas de léser les lois de lamitié, en délaissant, dans l'extrême nécessité où il se trouve, ce corps qui s'est exposé pour vous à toutes sortes de dangers et de souffrances ? — Sois béni, mon fils! s'écria le Bienheureux. Sois béni, pour la solution si lumineuse que tu viens de donner! »

Et s'adressant à « Frère l’âne » avec une admirable simplicité, 1l lui demanda pardon de l'avoir traité si durernent et lui promit d’être plus condescendant à l’avenir (1).

C'est le propre des saints de concilier en eux les vertus en apparence les plus opposées. Cet

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