‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 197 sur 260 · Id., ibid., p. III, c. LXVII · texte numérisé non relu

Id., ibid., p. III, c. LXVII

point par une de ses filles spirituelles, sainte Catherine de Bologne, cette célèbre extatique du xv° siècle. Qu'on ne rie pas de la simplicité de l'un et de l'autre; car leur pensée était sublime : ils se servaient de ces instruments de bo;s, comme les anges de leurs harpes d'or, pour louer celui Que les cieux ne se lassent pas d'sgdorer et d'amner.

La méditatian est la part de l'homme; les visions et les communications surnaturelles sont la part de Dieu. Elles abondent dans ia vie du Patriarche d'Assise, et ses compagnons en furent les témoms ordinaires. Souvent ils le virent ravi en extase, le visage transfiguré, les yeux fixés au cielet tellement hors de lui-même qu'il était insensible à tout ce qui se passait autour de lu, ou bien encore élevé de plusieurs coudées au-dessus du sol et la tête environnée d'un nimbe lumineux. « Pendant ces longs ravissements, le Très-Haut lui communiquait des secrets, que le bienheureux Père gardait au fond de son cœur, à moins que la gloire de Dieu ou le bien des âmes ne lui fissent un devoir de les divulguer (1). »

Une autre fois pourtant, c'était un personnage étranger à l'Ordre, don Guido, l'évêque d'Assise, venu à la Portioncule pour visiter son saint ami. N'ayant entendu aucun bruit, il avait entr'ouvert la porte de la cellule de François, avec le secret désir de le surprendre en

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