‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 215 sur 260 · Bonav., c. xiV; et WADDiING, t. Il, p · texte numérisé non relu

Bonav., c. xiV; et WADDiING, t. Il, p

autre, en souvenir de l'entrée triomphale du Sauveur à Jérusalem, et dont il fut obligé de se servir pendant les deux dernières années de sa vie.

Rentréau couvent de Notre-Dame des Anges, iln'y séjourna pas longtemps. « Car, dit saint Bonaventure, non seulement il brûlait pour Dieu d'un amour séraphique, mais, comme la victime du Calvaire, il avait une soif immense du salut des âmes. Ne pouvant plus marcher à cause des clous qui lui transperçaient les pieds, il se faisait conduire, tout languissant et à demimort, à travers les bourgades, pour exciter les peuples à porter dignement la croix. Il disait souvent à ses disciples : « Mes Frères, commen- « çons enfin à servir le bon Dieu; car jusqu'à « présent nous n’avons, pour ainsi dire, rienfait « pour lui. » Tout usé qu'il était par les fatigues de l’'apostolat, il désirait ardemment revenir aux humbles pratiques des premiers temps de sa conversion, servir les lépreux et s'imposer toutes sortes de macérations. Si ses membres étaient abattus par la souffrance, son esprit conservait toujours la même vigueur. Il rêvait de nouveaux combats contre l'ennemi du salut ; il espérait de nouveaux triomphes, et se proposait d'étendre par toute la terre le règne de la vérité ; car l’amour, quand il sert d’aiguillon, ne laisse ni trêve ni repos, et presse toujours de marcher en avant (1). »

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