‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 217 sur 260 · TH. DE CELANO, Vita prima, p. Il, c. 1v · texte numérisé non relu

TH. DE CELANO, Vita prima, p. Il, c. 1v

la vue des hautes destinées de cet enfant, François s'écria, comme s’il eût trouvé le trésor qu'il cherchait : « O buona ventura! O la bonne rencontre ! » Cet enfant miraculeusement guéri, c'est saint Bonaventure (1).

La légende a embelli de ses couleurs un fait d’une indiscutable authenticité, mais dont la date estincertaine. Il est plus probable que cette guérison n'eut lieu qu'après la mort du Poverello ; mais elleeut lieu. Nous en avons pour garant le miraculé lui-même, qui écrit en tête de la vie de saint François : « Je craindrais d'être taxé d'ingratitude, si je ne publiais la vie et les vertus de celui qui m'a arraché dansmon enfance aux portes de la mort. » L'attestation est décisive, et il ne peut rester d'incertitude qu’au sujet de la date. Mais réservons pour un autre volume la question chronologique (2), et admirons, en passant, les merveilleux desseins de la Providence à l'endroit de ces deux grands hommes.

François et Bonaventure, que de gloire en ces deux noms ! L'un est le fondateur des trois Ordres de la Pénitence ; l'autre en sera le restaurateur et comme le second père. Le saint Patriarche a restauré l'Eglise qui tombait en ruine ; le Docteur séraphique en. sera la lumière. Ils ont chacun leur mission et leurs vertus spéciales ; mais tous deux appartiennent à la famille des âmes séraphiques ; tous deux brillent

1. MARC DE LISBONNE, Chronique de l'Ordre de Saint- François.

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