‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 218 sur 260 · Voir notre vie de saint Bonaventure, c · texte numérisé non relu

Voir notre vie de saint Bonaventure, c

d'un éclat immortel au firmament imvisible des élus. Et de ces deux astres, l’un était alors à son aurore, et l’autre sur son déclin.

François, en effet, succombait sous le poids des labeurs apostoliques, auxquels s’ajoutaient de cruelles infirmités. Trois maladies implacables, une ophtalmie, une hépatite, une gastralgie, dont il ressentait depuis longtemps les premières atteintes, s’appesantirent à la fois sur lui et le condamnèrent à un repos absolu. Il revint donc à Assise pour souffrir. Sous les étreintes du mal, son pauvre corps fut bientôt réduit à l’état de squelette : « Vase précieux, dit Thomas de Célano ; vase tout embaumé des doux parfums de la grâce, mais prêt à se rompre (1)!»

Un jour qu'il adressait au Ciel une fervente prière pour demander, non la santé, mais la patience et la résignation, une voix céleste lui répondit aussitôt : « François, que serait le monde entier — fût-il converti en or pur — mis en parallèle avec la gloire et les richesses du Paradis? Et si la souffrance était l’arrhe et le gage de ce royaume de gloire, est-ce que tu ne l’'endurerais pas volontiers? — Oh! avec une joie extrême, Seigneur. — Réjouis-toi donc, car les infirmités qui affligent ta chair en ce moment formeront là-haut un des fleurons de ta couronne (2). » À ces mots, le malade se sentit fortifié et plein d’une nouvelle ferveur. Il fit venir

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