‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 219 sur 260 · Id., Vita secunda, p. LI, c. cXXX VIH · texte numérisé non relu

Id., Vita secunda, p. LI, c. cXXX VIH

ses compagnons et leur redit, de sa vision, ce qui était le plus propre à les consoler dans les jours d'épreuves, c'est-à-dire le prix de la douleur chrétiennement acceptée. Mais qui dira avec quelle sainte allégresse il marchait luimême dans cette voie du Calvaire? Qui dira avec quelle docilité il s’'abandonnaiït à l’action de la Providence ? C'était le diamant se laissant tailler et polir par le ciseau de l'artiste.

Cependant, l’ophtalmie faisait des progrès alarmants, sans que le saint Patriarche consentit à employer aucun remède. Il fallut, pour fléchir sa résolution à cet égard, toute l'autorité du Vicaire général, Frère Élie, « auquel il était sincèrement attaché et qui le lui rendait largement (1) ». Il accepta donc, par esprit d’obéissance, les secours de la médecine, et porta les chaussures confectionnées tout exprès par la

vierge Claire pour lui faciliter la marche. Élie n'épargna rien pour rétablir une santé si nécessaire au bien des peuples. Ce n’est pas qu'il se fit illusion sur l’état du malade ; car, en 1224, étant à Foligno, il avait été averti en songe que François n'avait plus que deux années à passer sur la terre (2). Mais il voulait du moins adoucir l’amertume des dernières souffrances.

Comme le mal résistait à tous les efforts, il fut décidé qu'on irait à Riéti consulter un oculiste renommé. Honorius III résidait alors avec

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