‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 220 sur 260 · TH. DE CELANO, Vita prima, p. Il, c. vuir · texte numérisé non relu

TH. DE CELANO, Vita prima, p. Il, c. vuir

sa cour dans cette petite ville protégée par ses montagnes. Le Patriarche d'Assise s’empressa d’aller saluer le successeur de Pierre ; et de leur côté les princes de l'Eglise, principalement le cardinal Hugolin, et le Pape lui-même « le reçurent avecbienveillance,affabilité et de grandes marques d'honneur (1) ».

Il en fut de même de l'évêque de Riéti, quilui offrit l'hospitalité avec un empressement et une cordialité qui le touchèrent jusqu'aux larmes. Le bruit de sa présence se répandit bientôt dans toute la ville, et telle était sa réputation de sainteté que les malades affluèrent au palais épiscopal pour solliciter leur guérison. Onlui amena, entre autres, un chanoine atteint de paralysie. Gédéon (c'était le nom du chanoine), esprit frivole et mondain, avait mené jusque-là une vie peu régulière. Se sentant frappé à mort, il se prit à redouter les jugements de Dieu, et pour échapper aux coups de la justice éternelle, il eut recours à l'intercession du stigmatisé de l’Alverne. L'évêque et son entourage joignirent leurs instances aux siennes. Ils ne voyaient que les tristes effets de la souffrance ; mais François, éclairé d'une lumière supérieure et découvrant dans l’âme du malade les ravages bien autrement horribles causés par les passions, lui dit, d'un ton qui frappa l'assistance : «< Comment voulez-vous que Dieu vous guérisse? Vous ne cessez de l'outrager ! Cependant, à cause des

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