‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 221 sur 260 · TH. DE CELANO, Vita prima, loc. cit., c. v · texte numérisé non relu

TH. DE CELANO, Vita prima, loc. cit., c. v

âmes pures qui plaident votre cause, je supplierai le Maître de la vie et de la mort d'avoir pitié de vous. Mais prenez garde : malheur à vous, si vous retournez à vos vomissements !

Car l’ingratitude est un vent brûlant qui tarit la source des grâces. » Après ce sévère avertissement, il fit le signe de la croix sur le paralytique qui, se levant aussitôt, se mit à louer Dieu et s’écria : « Je suis guéri ! » Pourquoi faut-il ajouter que le malheureux ne tint pas compte des avertissements de son bienfaiteur ? Étant retombé dans ses désordres, il ne tarda pas à en porter la peine. Il périt misérablement, écrasé sous le toit d'une maison qui s'était effondrée sur lui. O profondeur des jugements de Dieu!

On ne peut que répéter avec le thaumaturge ombrien : « L'ingratitude est un vent brûlant qui tarit la source des grâces (1). »

Heureusement que la même ville de Rüiéti nous réserve un autre spectacle qui reposera nos regards attristés par le précédent, une scène où tout est grâce et harmonie et que va nous décrire, dans sa langue naïve et imagée, notre fidèle chroniqueur, Thomas de Célano.

Nature sensible et délicate, le fils de Pierre Bernardone aimait la musique, cette ]yre enchanteresse, tantôt joyeuse, tantôt plaintive, toujours pleine d'émotion, « qui élève l'âme, calme la douleur, et qu'il faut ramener à sa destination première, qui est de louer Dieu, et non

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