‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 224 sur 260 · I. BONAV., c. v · texte numérisé non relu

I. BONAV., c. v

RS —— am, mnt

ligieux : « Mes Frères, nous n'avons pas une assez haute idée de la sainteté de notre malade; et vous-mêmes, qui êtes ses familiers, vous ne sauriez concevoir jusqu'à quel point la vertu divine habité enlui(r). »

Le dévouement etles bons offices du médecin ne demeurèrent point sans récompense. Une magnifique maison qu'il venait de faire bâtir était déjà lézardée et menaçait ruine: sa chute paraissait imminente. Il résolut alors de recourir aux moyens surnaturels, et posa dans la fente du mur une mèche des cheveux du thaumaturge ombrien. Sa foi obtint un miracle ; le lendemain matin, la crevasse avait disparu, et les murs s'étaient solidement rejoints (2).

L'oculiste ne fut pas le seul à s’applaudir de la présence d’un tel malade ; les habitants des environs de Riéti eurent également lieu de s’en féliciter. Une épizootie, ce grand fléau des campagnes, dévastait alors leurs troupeaux. Un paysan se sentit inspiré de prendre quelques gouttes d’eau dont le thaumaturge s'était servi pour se laver les mains. Il en aspergea ses brebis et ses bœufs, qui furent à l'instant guéris. Son exemple fut imité; l'épidémie disparut entièrement, et le nom du saint Patriarche fut en bénédiction dans toute la contrée (3).

Le Bienheureux multipliait les guérisons

1. TH. DE CELANO, Vita secunda, p. Il, c. xl. 2. BONAV., c. vil.

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