Id., c. vtil
et les miracles autour de lui; il ne se guérissait pas lui-même. « Loin de là! Son état allait s’aggravant de jour en jour (1). » En désespoir de cause, les médecins lui conseillèrent le séjour de Sienne, où il trouverait un climat plus doux et peut-être des oculistes plus expérimentés. Il arriva dans cette ville au moment où le printemps commençait à étaler sa royale parure (1226). Il respira l'air pur et les fortifiantes senteurs de ses collines, mais, hélas! sans en retirer aucun soulagement. Les plaies des stigmates crucifiaient toujours sa chair innocente; les poumons et le foie étaient atteints, l’estomac délabré, les yeux presque éteints. « Six mois avant sa mort », écrit son premier biographe (2), c'est-à-dire vers la fin d'avril, 1l fut pris d’un vomissement de sang qui le réduisit à la dernière extrémité.
A verti de cette rechute, le Frère Elie ne douta plus que la catastrophe redoutée ne fût imminente. Il accourut à Sienne, et sur le désir du Saint lui-même, il le ramena presque mourent en Ombrie. A leur arrivée, Assise fut en liesse, plus que si on lui eût annoncé une victoire sur l'ennemi : le trésor qu'elle avait failli perdre, ce corps honoré des sacrés stigmates dont Sienne, Cortone, Pérouse, lui enviaient la possession, lui était restitué! Don Guido, ami et protecteur du Poverello jusqu’à la fin, revendiqua l’hon-