‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 226 sur 260 · TH. DE CELANO, Vita prima, p. II, c. v · texte numérisé non relu

TH. DE CELANO, Vita prima, p. II, c. v

2. «In mense autem sexto ante obitus sui diem. » (TH. DE CELANO, Vita prima, p. Il, c. vi.)

neur de lui donner l'hospitalité dans son palais. De leur côté, les magistrats d'Assise apostèrent des gardes et firent le guet jour et nuit autour de leur précieux trésor, pour le mettre à l'abri d’un coup de main (1).

Quant au malade lui-même, loin de craindre la mort, cette funèbre messagère dont le seul nom nous glace d'effroi, il lui souriait comme un ami sourit à son ami. N'’était-ce pas elle qui allait lui ouvrir les portes de la cité de la paix et l'introduire près du trône de son Bien-Aimé? Aussi laissait-il percer à travers ses angoisses je ne sais quelle joie qui n’est pas de ce monde. Et quoique ses souffrances fussent si aiguës, si continuelles, qu'il lui eût semblé plus tolérable (lui-même l’avouait) de passer sous la main du bourreau, cependant il trouvait encore assez de force pour consoler ceux qui l’entouraient. Où puisait-il cette énergie surhumaine? Le trait suivant donnera la réponse à cette question.

Un jour que ses douleurs l'oppressaient plus cruellement encore que d'habitude, un petit Frère infirmier, touché de compassion, lui dit : « Mon Père, priez donc le Seigneur de vous traiter un peu plus doucement! Il semble que sa main s’appesantisse trop durementsur vous! — Si je ne connaissais ta simplicité et la droiture de tes intentions, répliqua François avec une sainte imdignation, j'aurais horreur de demeurer avec toi, qui trouves à redire aux juge-

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