‹ Saint François d'Assise. Huitième éditionChapitre 232 sur 260 · Vita secunda, loc. cit. ; et Vita prima, p. II, c. vunr · texte numérisé non relu

Vita secunda, loc. cit. ; et Vita prima, p. II, c. vunr

2. WADDING, ad ann. 122%. — La bibliothèque du Sagro-Convento possède le texte original manuscrit du testament de saint François. (Voir Seraphicæ religionis textus originales.)

un pain qu'il avait bénit (1). Malgré l'immensité de leur affliction, les Frères ne pouvaient n1 détacher leurs yeux du visage de leur séraphique Père, ni se lasser d'admirer cette lucidité d’esprit, cette patience inaltérable, cette union continuelle avec Dieu, ces touchantes exhortations qu'il murmurait encore d'une voix presque éteinte. Et si l'on se rappelle, en effet, au milieu de quelles angoisses il conservait cette fraicheur d'idées, cette sérénité d'âme, on ne peut se défendre de partager leur admiration; les larmes montent à la paupière, et l’on tombe à genoux pour remercier Dieu d’avoir couronné la vie d’un tel homme par une si belle fin, et d’avoir ordonné à la mort de respecter jusqu'au dernier moment ses facultés mentales, comme il a souvent défendu contre la corruption du tombeau les corps des Saints dont le mal na jamais terni la virginale pureté.

Les différentes scènes qu'on vient de hre nous conduisent jusqu'au vendredi 2 octobre.

Le lendemain matin, c'est-à-dire le samedi, jour consacré à cette Vierge immaculée dont il aimait à se proclamer le dévot serviteur, muni du Pain des forts, oint de l'huile des mourants — car on ne peut douter qu'il n’ait demandé les derniers sacrements, quoique ses historiens n'en parlent pas — le vénérable fondateur porta ses pensées au delà de la mort. Voulant que sa dépouille mortelle, son frère le corps, comme

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